ET DE M. DE VOLTAIRE.
malheureux qui ont été englobés dans la mêmecondamnation. Je vous avouerai que le nom 1 17ï‘même de ce Morival , dont vous me parlez,jn’est inconnu. Je m’ìnformerai de fa conduite ;s’il a du mérite, votre recommandation ne luifera pas inutile.
Je vois que le public se complaît à exagérer lesévénemens. Thom ne se trouve point dans lapartie qui m’est échue de la Pologne. Je ne ven-gerai point le massacre des innocens, dont lesprêtres de cette ville ont à rougir ; mais j’érigeraidans une petite ville ds la Vattnie un monumentfur le tombeau du fameux Copernic qui s’y trouveenterré. Croyez-moi, il vaut mieux, quand onle peut, récompenser que punir ; rendre deshommages au génie , que venger des atrocitésdepuis long-temps commises.
II m’est tombé entre les mains un ouvrage dedéfunt Helvétius fur l’éducation ; je fuis fâchéque cet honnête homme ne Paît pas corrigé, pourle purger des pensées fausses et des concetti quime semblent on ne saurait plus déplacés dans unouvrage de philosophie. II veut prouver, fanspouvoir en venir à bout, que les hommes fontégalement doués d’efprit, et que l’éducation peuttout. Malheureusement l’expérience , ce grandmaître, lui est contraire et combat les principesqu’il s’efforce d’établir. Pour moi je n’ai qu’à melouer de l’idée trop avantageuse qu’il avait de mapersonne. Je voudrais la mériter.
Je ne fais comment pense le roi de Pologne,encore moins quand la diète finira. Je vous
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