26 LETTRES DU ROI DE PRUSSE
garantirai toujours à bon compte qu’il n’y aurapas de nouveaux troubles occasionnés par cs quiíe passe dans ce royaume.
Vous vivrez encore long-tcmps, l’honneur deslettres et le fléau ds l 'ìnf. . . ; et si je ne vous voispas sade adfaciem, les yeux dé i’eíprit ne dé-tournent point leurs regards ds votre personne,et mes vœux vous accompagnent par. tout.
EÉDERIC.
LETTRE X.
î) E M. DE VOLTAIRE»
A Ferney, le 4 sepCiiubre. :
SIRE,
Si votre vieux baron a bien dansé à l’âge dequatre-vingt-six ans, je me flatte que vous danserezmieux que lui à cent ans révolus. 11 est juste quevous dansiez long - temps au son de votre flûte ctde votre lyre, après avoir lait danser tant dsmonde, soit en cadence, soit hors de cadence,au son de vos trompettes. II est vrai que ce n’eskpas la coutume des gens de votre espèce de vivrelong-temps. Charles XII qui aurait été tin exce-lent capitaine dans un de vos régimens , GustaveAlàolphs qui eût été un de vos généraux, Valsteinà qui vous n’eussiez pas confié vos armées, legrand électeur qui était plutôt un précurseur degrand ; tout cela 11 ’a pas vécu âge d'homme»Vous savez ce qui arriva à César qui avait autant