ET DE M. DE VOLTAIRE. ZI
larmes. II me paraît qu’elle a l’esprit et lesgrâces de votre maison , et que sur-tout elle vousest plus attachée qu'à son mari. Elle s’en retourne,je crois, à Bareith , où elle trouvera une autreprincesse d’un genre différent, c’est mademoiselleClairon , qui cultive Histoire naturelle, et quiest la philosophe de M. le Margrave.
Pour vous, Sire, je ne sais où vous êtesactuellement ; les gazettes vous font toujourscourir. J'’ignore si vous donnez des bénédictionsdans un des évêchés de vos nouveaux Etats, oudans votre abbaye d’Oliva : ce que je souhaitspassionnément, c’est que ks dissidens se multi-plient sous vos étendards. On dit que plusieursjésuites se sont faits sociniens ; Dieu leur en sosssla grâce ! il serait plaisant qu’iís bâtissent uneéglise à S 1 Servit s il ne nous manque plus qu»cette révolution.
Je renonce à mes belles espérances de voir lesMahométans chassés de l’Europe, et Péloquer.ce,la poésie, la musique, la peinture, la sculpture,renaissantes dans Athènes ; ni vous, ni Pempe.reur, ne voulez courir au Bosphore ; vous laissezbattre les Russes à Sílistric, et mon impératrice«'affermir pour quelque temps dans le pays deTboas et d'Jpbigénie. Enfin vous ne voulez pointfaire de croisade. Je vous crois très-supérieur àGodcfroì de Bouillon: vous auriez eu par - dessuslui le plaisir de vous moquer des Turcs en jolisvers tout aussi - bien que des confédérés polo.nais ; mais je vois bien que vous ne vous souciezd’aucune Jérusalem, ni de la terrestre , ai de lacéleste : c’est bien dsMrase.