ET DE M. DE VOLTAIRE. ZZ
Sans m’embarrasser du fort qui m’attend, dequelques années de plus ou de moins d’existence,qui disparaissent devant l’eternité , on va inau-gurer l’église catholique de Berlin. Ce sera l’é-vêque de Warmie qui la consacrera.. Cette céré-monie , étrangère pour nous , attire un grandconcours de curieux. C’est dans le diocèse de cetévêque que se trouve le tombeau de Copernic,auquel comme de raison, j’érigerai un^piausolée.Parmi une foule d’erreurs qu’on répandait deson temps, il s’est trouvé le seul qui enseignâtquelques vérités utiles. II fut heureux : il ne sutpoint persécuté.
Le jeune à'Etallonde , lieutenant à Vésel, Paété : il mérite qu’on pense à lui. Muni de votreprotection et du bon témoignage que lui rendentses supérieurs, il ne manquera pas de faireson chemin.
J’en reviens à ce roi de Pologne dont vous meparlez. Je fais que l’Europe croît assez généra-lement que le partage qu’on a fait de la Pologneest une fuite des manigances politiques qu’onm’attribue ; cependant rien n’est plus faux. Aptesavoir proposé vainement des tempéramens diffá-rens, il fallut recourir à ce partage, comme àPunique moyen d’éviter une guerre généi ale. Lesapparences font trompeuses, et le public ne jugeque par elles. Ce que je vous dis est aussi vraique la 48 me proposition á’Euciide.
Vous vuus étonnez que Pempereur et moi nenous mêlions pas d'es troubles de l’Orient ; c’estau prince Iíaumiz de vous répondre pour Pend-