ET DE M. DÊ VOLTAIRE. 8ï
in artìcnh morth. Je lui souhaite longue vie,santé et prospérité, et, pour mon agrément, quesa veine demeure intarissable. Vole.
F JK D E R I C.
LETTRE XXXIII.
DE M. DE VOLTAIRE,
A Ferney, 17 novembre.
SIRE,
petits avant-coureurs que la natureenvoie quelquefois aux gens de quatre - vingts etun ans, ne m’ont pas permis de vou; remercierplutôt d’une lettre charmante, remplie des plusjolis vers que vous ayez jamais faits ; ni roi nihomme ne vous ressemble : je ne fuis pas assuré-ment en état de vous rendre vers pour vers.
Muses, que je me sens confondre !
Vous daignez encor m'infpirerL’esprit qu’il faut peur l’admire r,
Mais non celui de lui répondre.
Je puis du moins répondre à votre Majesté quemon cœur est pénétré des bontés que vous daigneztémoigner pour ce pauvre MorivaL Je voudraisqu’il pût au milieu de nos neiges lever le plan dupays que vous lui avez permis d’habíter ; votreMajesté verrait combien il s’elt formé, en très-peude temps, dans un art nécessaire aux bons offi-ciers , et tíès-rare, dont il n’avait pas la pluslégère connaissance ; vous ferez touché de fa