94 LETTRES DU ROÏ DE PRUSSE
—-- ridicule , admirée des rgnorans : la quadrature
*77;- d’une courbe n’est bonne à rien ; et Tidée d’allermal mesurer un degré du méridien, pour savoirfi le pôle est alongé de quatre ou cinq lieues, estune idée si romanesque, que toutes ks mesuresont été différentes dans tous les pays. Un bon in-génieur vaut mieux que tous ces-calcu’.ateurs defadaises diflîciles. Je fuis prés de ma fin, et jevous dis la vérité. Hélas, vous savez trop bien,fct l’Europe le sait, ce que c’était qu’un géomètrechimérique et calomniateur. Je mourrai le cœurpercé du mal qu’iì m’a fait en m’éioignant devous.
Souffrez au moins que je meure consolé par îesbontés que v us avez et que vous aurez pourd 'EtaDondt Martval; c’eft un gentilhomme plein- d’honneur et ds sagesse, quin’a point rougi d'êtresoldat pendant trois ans, qui a été fait officier parvotre Majesté, qui est votre ouvrage-, qui vousconsacre sa vie. 11 parle allemand comme s'il etaitné dans vos Etats ; il est assidu , discret, appliqué;il écrit trés bi n et vite, i! pourrait vous servirde secrétaire , s’il vous en falia t un ; permettezqu’íl travaille dans ma maison à se rendre dignede vous servir, jcsqc’à ce que son affaire se dé-cide , soit qc e j ! viv- , soit que je meure, II écrittiès bi?n, i! a des lettres, il est bon à tout: nimoi, ni M. à'AIembert , ni aucun de mes amis,ne voulons de grâce pour e b ave gentilhomme;une grâce est t:op b? nt»r se : daignez, Sire, pro-longer son congé ; il partira au moment que vousl’ordonnsrez. Votre protection, vos bontés se-