102 1ETTR.ES DU ROI DE PRUSSE
11 ne fera partir sa lettre qu’après que je 1 airaii- mise fous vos yeux tt que vous l’aurez approuvée.Vous ferez étonné de cette affaire, qui est, commeje vous l’ai dtjàdít, cent fois pire que celle desCalas. Vous y verrez un jeune gentilhomme inno-cent, condamné au supplice des parricides, partrois juges de province, dor,t l’un était un ennemidéclaré et l’autre un cabaretier, marchand decochons, autrefois procureur, et qui n’avsit jamaisfait 3e métier d'avccat; jìgnore îe troisième. Cetteépouvantable et absurde velcherie sera démontrée;et si cet écrit simple, modeste et vrai, est ap-prouvé de votre Majesté, il tiendra lieu de toutce que nous pourrions demander.
J’attends vos ordres fur cet objet, comme la plusgrande faveur qui puisse consoler ma vieillisse etme faire attendre gaiement la mort.
Agréez, Sire, mon respect, mon admiration,mon dévouement, mon regret de finit ma car-rière hors de vos Etats.
LETTRE XLIV.
DE M. DE VOLTAIRE.
n février.
S I R E,
"Vous m’accab'ez des bienfaits les plus flatteurs rvotre Majesté change en beaux jours les dernièresmisères de ma vie. Elle daigne me promettre sonportrait; elle orne une de ses lettres des meilleurs