nr LETTRES DU ROI DE PRUSSE
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r ' ' duire beaucoup d’intérèt, et fournir des scènes1 touchantes et attendrissantes. Mais ce n’eít pas àmoi d’envoyer des sujets à celui qui possède untrésor d’im.sgination, et qui, comme Jupiter ,accouche par la tête de déesses armées de toutespièces. Enfin , quelque part que vous soyez , soità Ferney , soit à Versailles, n’oubliez pas le soli-taire de Sans-souci, qui vous fera toujours rede-vable du beau don que vous lui avez fait- Vale.
f à d E R i c.
LETTRE XLVIII.
DU ROI.
A Potsdam , le 28 de février*
T ì’kkpktt républicain , l’esprît d’égalitéRespire dans les cœurs des grands et du vulgaire»Le mérite éclatant blesse leur* vanité:
Sa splendeur, qui les désespère,
Redouble leur obscurité:
Aufíì l’Envie usa des lois du despotisme;
Athènes, le berceau des sciences, des arts,
Bannit, du ban de Tostracisme,
Les plus chers nourrissons de Mercure et de Mars.Le besoin qu’ou eut d’eux, leurs revers, leur absence,Les firent bientôt regretter.
Le peuple plein de bienveillanceFour hâter leur rappel eût voulu tout tenter.Quiconque fièrement sur son siècle s’élève,
Peut s’encenser lui-même et jouir d’un beau reve.Mais bientôt les vapeurs des malins envieux,jl^es sucs empoisonnés, obscurcissent les cieux,
Et fur lui le nuage crève.
Coudé