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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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Il# LETTRES DU ROI DE PRUSSE

encore, ne se ressentent point de la décrépitude ï5' tant que votre esprit conservera cette force etcette gaieté, votre corps ne périclitera point.

Vous me parlez de dialogues polonais qui mefont inconnus ; tout ce qu’il y a d’injures dansces dialogues fera des farinâtes; le trés-F«, desvelches qui les protègent. Je pense fur ces satiresComme Èpictète : Si l'on dit du mal de toi et qiiìlsoit véritable , corrige -toi ; fi ce sont desmensonges, ris-cn. J'ai appris, avec l’àge , àdevenir bon cheval de poste ; je fais ma station,et ne ra’embarrasse pas des roquets qui aboienten chemin. Je me garde encore davantage defaire imprimer mes billevesées : je ne fais devers que pour m’amuser. II faut être ou Boileau,ou Racine , ou Voltaire , pour transmettre sesouvrages à la postérité ; et je n’ai pas leurs talent.Ce qu’on a imprimé de mes balivernes n'auraitjamais paru de mon consentement. Dans letemp» oú c’était la mode de s’acharner fur moi,on m’a volé ces manuscrits, et on les a fait im-primer le moment même où ils auraient pu menuire. 11 est permis de se délasser et de s’amuseravec la littérature, mais il ne faut pas accablerle public de ses fadaises.

Ce poème des Confédérés dont vous me parlez,je l’ai fa t pour me désennuyer. J’étais aliw dela goutte, et c’était pour moi une agréable dis-traction. Mais dans cet ouvrage il est question debien des personnes qui vivent encore , et je nedois, ni ne veux choquer personne.

ta diète de Pulugne tire vers fa fin : on termineactuellement l’affaire des diffidens. L'impératrice