ST DE M. OS VOLTAIRE. Î3I
ihffmmint estimable ; mais souvent ceux qu’onappelle magistrats, sont l’opposo de la bonne com-pagnie.
J’ose croire que la lecture de ce mémoire vousFera frémir d’horreur. Nous avons résolu d’envoyerce mémoire non-feulement aux avocats de Paris,mais à tous les jurisconsultes de l’Europe. Notredessein est de nous en tenir à leur décision.’D’Etallonde ayant pris avec votre permission letitre de votre aide de camp et de votre ingénieur,ne doit ni demander grâce à un garde des sceaux,ni s’avilir 'jusqu’à se mettre en prison pour fairecasser son arrêt.
Si vous daignez seulement nous faire avoir l’avisde votre chancelier, ou celui d’un de vos premiersjuges , cette décision, jointe à celle que nous espé-rons avoir à Naples, à Milan et à Londres, feraassez authentique pour ne faire retomber l’oppro-bre de "horrible jugement contre à'Etal Ion de etle chevalier de la Barre que fur les assassins qui lesont condamnés. C’est une nouvelle manière dedemander justice; mais si votre Majesté í’approuve,je la crois très-bonne et très-effi lace. Elle pourramettre un frein à nos Velches cannibales qui sefont un jeu de la vie des hommes. Peut être r>’ya-t-il point actuellement d’assaire en Europe plusdigne de votre protection. C’est à Marc-Atirèlede donner des leçons à des barbares.
Des que r.ous aurons la décision des avocats dcParis , jointe au jugement des premiers juriscon-sultes d’Allemagne et d’itabe, et peut-être deRome même, je rendrai d ’Ftalionde à votre
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