122 LETTRES DU ROI DE PRUSSE
Majesté. 11 est digne de la servir, et il n’attendque ce moment pour se remettre à un devoir quilui est cher.
Four moi j’attendrai !a mort sans aucune peine,si je peux réussir dans cette juste entreprise; etje mourrai heureux, si votre Majesté me con-serve ses bontés.
LETTRE LIT.
DE M. DE VOLTAIRE,
A Fernev ■ 17 avril,
SIRE,
J’ai reçu aujourd’hui,, par les bontés de votreMajesté , ie portrait d’un très-grand homme ; jevais mettre au bas deux vers de lui, en n’ychangeant qu’un mot :
Imitateur heureux à'Alexandre et XAlciie,
II aimait mieux pourtant les vertus XAristide.
Ta voue que le peintre vous a moins donné lafigure.d 'Aristide que celle d 'Hercule. II n’y a pointde ve'clie qui ne tremble en voyant ce portrait-là ;c’est précisément ce que je voulais.
Tuut velche qui vous examine,
De terreur panique est atteint ;
Et chacun dit à votre mineQue dans Rosbach on vous a peint.
Ce qiri me plaît davantage, c’est que vous avezl’air de la santé la plus brillante.
Nous nous jetons Morival et moi aux pieds deçe héros. Le dessein de ce jeune homme est cìe ne