ET DE M. DE VOLTAIRE. I2Z
point s’avib'r jusqu’à demander une grâce dont i!n aura certainement pas besoin aux yeux dri’Europe : il veut et i! doit se borner à faire voirla turpitude et l’horreur des jugemens velches.Cette aiïaire est plus abominable encore que celledes Calas, car les juges des Calas n’avaisnt étéque trompés, et ceux du chevalier de la Barreont été des monstres sanguinaires de gaieté decœur.
Je m’en rapporte à votre jugement, Sire, etj’attends votre décision qui réglera notre conduite.Nos lois font atroces et ridicules, mais Morivalne connaît que les vôtres. II se soucie fort peude la petite part qui lut reviendrait dans le par-tage avec fa famille ; il ne veut plus connaîtred’autre famille que son régiment, et n’aura jamaisd’autre roi et d’autre maître que vous.
J’ai été quelque temps fans écrire à votreMajesté. II a régné dans nos cantons une maladieépidérnique affreuse, dont ma nièce a pensé mou-rir, et dont je fuis encore attaqué.
Vive? long-temps, Sire, non pas pour votregloire, car vous niavez plus rien à y faire,mais pour le bonheur de vos Etats. Conlervez-moi des bontés qui me consolent de toutes mssMisères-