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qui fefait la richesse de la France. Comptez-vous pour rien tant de manufactures de foie et 1740,de cristaux ? Ces dernières fur - tout furent per-fectionnées chez vous par nos réfugiés, et nousavons perdu ce que vous avez acquis.
Enfin, la langue française , Mi'ord est devenuepresque la longue universelle. A qui en est-on rede-vable ? Etait-eìle aussi étendue du temps d 'HenriIV ? Non, fans doute : on ne connaissait que i’italienet l’cspagnol. Ce font nos excellons écrivains quiont fait ce changement. Mais qui a protégé,employé , encouragé ces excellons écrivains ?
C’était M. Colbert , me direz - vous ; je l’avoue,et je prétends bien que le ministre doit. partager lagloire du maître. Mais qu’eut fait un Colbert fousun autre prince? fous votre roi Guillaume , quin’aimait rien, fous le roi d'Espagne Charles II ,fous tant d’autres souverains ?
Croiriez - vous bien, Milord, que LouisXIV sréformé le goût de fa cour en plus d’un genre , ilchoisit LulLi pour son musicien , et ôta le privilègezCamberty parce que Cambert était un hommemédiocre , et Lulli un homme supérieur. 11 savaitdistinguer l’esprit du génie ! il donnait à Quinaultles sujets de ses opéra ; il dirigeait les peintures dele Brun j il soutenait Boileau , Racine et Molièrecontre leurs ennemis ; ìl encourageait les aitsu-ilescomme les beaux arts, et toujours en connaissancede cause ; il prêtait deTargentà Van- Rohais pourétablir ses manufactures : il avançait des millions àla compagnie des Indes qu’il avait formée; il don-nait des pensions aux fa vans staux braves officiers,
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