lS6 RECUEIL DES LETTRES
■—■—- Non - seul ment il s’est fait de grandes choses fous*74®- son règne, mais c’eit ut qui les fefait. Souffrezdonc , Milord , que je tâche d elevcr à sa gloireun monument que je consacre encore plus àl’uti icé du genre - humain.
Je ne considère pas seulement Louis XIV parcsqu'il a fait du bien aux t tançais , mais parce qu’il afait du bien aux hommes ; c’elt comme homme, etnon comme lu jet, que j’écris ; je veux peindre ledernier siècle , et non pas simplement un prince. Jefuis las des histoires où il n est question que desaventures d un roi, comme s’il existait seul, ouque lien n'exiltát que par rapport à lui ; en un mot,,c’est en.ore plus d’un grand siècle que d’un grandtoi que j’écris l’histoire.
Pèlijjon eût écrit plus éloquemment que moi ;mais il était courtisan, et il était payé. Je nefuis ni l’un ni l’autre, c’est à moi qu’il appartientde dire la vérité.
J’espère que dans cet ouvrage vous trouverez,M'iord, quelques-uns de vos sentiment; plusje penserai comme vous, plus j’aurai droit«l’esperer i’approbatïon publique.
LETTRE L XXXVII.
A 1YL DE B A DP E R T U I S,
A Bruxelles, le S d’auguíte.
JÍe crois vous avoir mandé, Monsieur, par utrp<.tit billet, combien votre lettre, du ? i juillet,m’avait étonné et mortifié. Les détails que vousvoulez bien me faire, dans votre lettre du 4 ,m’aíiiigent encore davantage. Je vois, avec