de m. de voltaire. 187
douleur, ce que j’ai vu toujours depuis que je-
respire, que ìes plus petites choses produisent *74°les plus violens chagrins.
Un mal-entendu a produit entre la personne dontvous me parlez et le fuisse ( 17 ) une scène très.désagréable. Vous avez, permettez - moi de vousle dire, écrit un peu sèchement à une personnequi vous aimait et qui vous estimait. Vous lui avezfait sentir qu’elle avait un tort humiliant dans uneaffaire où elle croyait s’être conduite avec géné-rosité ; elle en a été sensiblement affligée.
Si j’avais pu vous écrire plúcot ce que je vouséc. ivis en arrivant à la Haie, si j’avais été à portésd’obtenir de vous que Vous fissiez quelques pas,toujours honorables à un homme, et que son amitiépour vous avait mérités , je n’auraís pas au-jourd’hui le chagrin d’apprendre ce que vousm’apprenez. J’en ai le cœur percé ; mais , en-core une fois, je ne crois pas que ce que vousme mandez puisse vous faire tort On aura fansdoute outré les rapports qu’on vous aura faits;les termes que vous soulignez sont incroyables.
N’y ajoutez point foi , je vous en conjure.Donnez - moi tin exemple de philosophie ; croyezque je parlerai comme il faut, que je vous rendrai,que je vous ferai rendre la justice qui vous est due :fiez - vous à mon cœur.
Je vous étonnerai peut - être quand je vous diraique je n'ai pas lu un mot de la querelle du suisse
(* ) H s’ugit M cTune disctiffion entre madame du ChâteTc’tetKcsnig, qui, «Uns un voyage en France, s’étaii chargéde lui expliquer fa philosophie leibnitzienne. M. d tMaujpsr*suis avait Là ìe aani de Kenig.
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