*3 2 RECUEIL DES LETTRES*—vous est presque aussi tendrement attaché que le1 7 ®í- vieux malade.
LETTRE L X X I V.
A M. LE MARQUIS D’ARGENCE DE VIRAL.ij de juin.
Heureusement , Monsieur, le gouverneur dePierre-en-Cise est un officier rempli d’honneur, &qui a les mœurs les plus aimables ; il n’est occupéque d’adoucir le fort de ctux qu il est obligé derecevoir dans le château , & la personne dont vousme parlez j ne pouvait être en de meilleures mains.Vous aurez [pu recevoir un petit paquet que M.le marquis de Charas doit vous remettre ; c’est unjeune homme qui m’a paru bien digne de l’arnitieque vous avez pour lui. Je fuis un peu tombé endécadence depuis que je n’ai eu l’honneur de vousvoir. Les longues maladies ont précipité chez moila décrépitude. Je ne crois pas que j’aye long tempsa vivre, mais vous pouvez compter que les sen-timens que vous tn’avez connus , s'affermirontdans moi jusqu’au dernier moment, & que jevous aimerai toujours avec la même tendresse. 11ne me sied plus de vous parler de pâtés de perdrix;mais quand vous voudrez donner quelques or-dres, adressez-les à monsieur Wdgnïere, chez M.Souchay , k Genève.
P. S. Je n’ai jamais lu, ni le n°. 13 , ni le n».