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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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les plus graciables échappent à l’humanké dusouverain.

J’ai écrit en Suisse, selon vos ordres. Je ne peuxmieux faire que de vous envoyer la réponse deM, de Correvon , magistrat de Lausanne; mais voustrouverez sûrement plus de lumières en vous quedans les jurisconsultes étrangers.

A l’égard des Sirveri, M. de Lavaìffe me mandeque l’ordonnance du parlement de Toulouse,portant permission à un juge subalterne dkffigierson prochain, n’est point regardée comme uneconfirmation de sentence. Voilà , je vous l’avoue,une singulière logomachie. Quoi, la permission dedéshonorer un homme et de confisquer son bien,n’est pas un jugement ! Le parlement donne donccette licence au hasard ì Ou la sentence lui paraîtjuste ou inique. II en ordonne l’exécution, il con-firme donc la justice ou l’iniquité. II ne peutordonner cette exécution qu’en connaissance decause. De bonne foi, est ce une simple affaire destyle , d'ordonner la ruine et la honte d’unefamille ?

Voilà un beau champ pour votre éloquence,'La rage d’accuser en Languedoc les pères de tuesles enfans, subside toujours. Un enfant meurt d’unefièvre maligne à Montpellier ; le médecin va voya-ger ; pendant son voyage , on accuse le père d’avoirassassiné son fils. On allait le condamner, lorsquele médecin arrive, parle aux juges, les fait rougir, jet le père prend actuellement les juges à partie, 1Cette aventure pourrait bien mériter un épisode