I§8 RECUEIL DES LETTRES
LETTRE C X 1 I.
À M. D A M I L A V I L I. E,ií d’ocrcbre.
• . ^ paíTé de beaux jours avec vous, mon cher
.1765. n ère; il me reste les regrets; m sis il me resteausiì !a douceur du souvenir, Sc l’efpérar.ce devous revoir encore avant que je meure. Qui vousempêcherait , par exemple , de revenir un jouravec M. 6c madame de Florianì Vous savtzcombien ils vous aiment, car vous avez gagnétous les cœurs. J ai reçu votre lettre de Dijon,et madame de Florian ne vous rendra la miennequ’à Paris. Je me Latte que votre zèle , conduitpar votre prudence , va seivir la tonne causeavec to-ute la chaleur que la nature a mise dansvotre cœur généreux,sincère et compatissant. Les./indignes ennemis de la raison et de la vertu sen-tiront bientôt qu’il r/y a de raison et de vertuque chez Iss vrais philosophes. L’infame /./. estle Judas de la confrérie , mais vous ferez de di-gnes apôtres.
Vous savez avec quelle impatience j’atter.ds lesmanuscrits de Frira , que vous m'avez promis.Ceux que vous avez emportés peuvent se multi-plier aisément. La lumière ne doit pas demeurerfous le boisseau. Je me Latte que vous m’instrui-rez des querelles du parlement et du clergé : noussommes cette fols-ci parlementaires, et de dit