DE M. DE VOLTAIRE.' 221'plaindre dè lui ; mais cet homme puissant estnoble et généreux , et serait beaucoup plus ca-pable c!e lérvir un homme de mérite que de luinuire. II a sait du bien à des gens qui ne leméritaient guère. Je m’imagine qu’il expieraitson pécbé en procurant à un homme comme M.d 'Alembtrt, non-sculement letroite justice quilui est due, mais les récompenses dont il estfi digne.
Je ne connais point d’exemple de pensions ac-cordées aux académiciens de Pétersboerg qui nerésident pas, mais il mérite d’être le premier exem-ple, et assurément cela ne tirerait pas à consé-quence. II faudrait que je fusse sûr qu’il n’irapoint présider à l’académie de Berlin, pour quSj’osasse en écrire en Russie. Roujscau doit êtreactuellement à Potsdam ; il reste à savoir si M.d’ AUmbtrt doit fuir ou rechercher sa société, ets’il est bien déterminé dans le parti qu’il aurapris. J’agirai fur les instructions et les assurancespcsi ives que vous me donnerez.
L’impératrîce de Russie m’a écrit une lettre ûla Sévigni (*) ; elle dit qu’elíe a fait deux mira-cles; elle a chassé de son empire tous les capu-cins , et elle a rendu Abraham Chaumeix tolérant.'E.le ajoute qy’il y a un troisième miracle quellene peut faire, c’est de donner de l’esprit à Abra.ham Chaumeix.
Auriez- ycus trouvé Bìgex à Paris? Pour moi,
(*] Voyez ladu ií d'auguste
Correspondance de l’impératrice,
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leurs