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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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226 recueil des lettreson a le coeur dur : cela peut être vrai pour deïministres d’Et'at, pour des évêques et pour desmoines ; mais cela est bien faux pour ceux qui

ont mis leur bonheur dans les douceurs de la sociétéet dans les devoirs de la vie.

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Je trouve que la vieillesse rend l’amitié bien 'nécessaire; elle est la consolation de nos misères

et l’appui de notre faiblesse, encore plus que laphilosophie. Heureux vos amis, Madame, quivous consolent èt que vous consolez ! Je vous aïtoujours dit que vous vivriez fort long-temps, eí

je me flatte que M le président tìénault poussera

encore loin sa carrière. Le chagrin , qui use l’amaet le corps , n'approche point de lui.

On m’a mandé qu’on avait découvert un bâtardde Moncnf qui a soixante et quatorze ans. Si cela àest, Mortcrif est le doyen des beaux esprits déParis ; mais il veut toujours paraître jeune, et dit »>ta

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qu’il n’a que soixante et dix-huit ans : c'est avoir

un grand fonds de coquetterie.

Je inoccupé à bâtir et à planter comme fi j'étaisjeune; chacun a ses illusions. Je vous ai mandéque je commençais mon quartier de quinze-vingtqui arrive tous les ans avec les neiges.

Voilà la saison, Madame, où nous devonsnous aimer tous doux à la folie ; c’est dans moncœur un sentiment de toute i’année.

Je ne sais s’il est vrai que monsieur le dauphinait vomi un abcès de la poitrine, et si cette crise,pourra le rendre aux voeux de ia France. íe vou-f