r;r RECUEIL DES LETTRES—— des difTentions, serait plus capable que personne de*765- concilier les esprits. Enfin, c’est une idée qui mevient ; il ne me l’a point du tout suggérée, et jevous la soumets ; voyez si vous voulez en parlerà M. le duc de Praslin.
II y a quelques têtes mal faites d ans Genève, quitrouvent mauvais , dit-on , qu’on ait consulté desavocats de la petite ville de Paris, fur les affaires dela puissante ville de Genève ; on prétend mêmequ’elles voulent engager Cromdîn à s’en plaindre.Je ne crois pas qu’elles veuillent pousser le ridiculejusque-là. Je n’ai d’ailleurs rien fait que fur les prièresdes meilleurs citoyens , je n’ai agi que dans desvues d’impartiaìité et de justice; et cela est si vraique je me fuis adressé à vous.
En voilà assez pour Genève, venons à l’autretripot. II se peut faire qu’en lisant rapidement lacopie d’Adélaïde du Guesclin, que le Kdin m’avaitenvoyée, et la voyant en général assez conforme àun exemplaire que j'avais, je n’aye pas fait assezd’attention à ces deux malheureux vers qui seraienttomber Phèdre et Athalie :
Gardez d’être réduit au hasard dangereuxQue les chefs de l’Etat ne trahissent leurs voeux.
Je n’aurais pas fait de pareils vers à l’âge de qua-torze ans ; on a fait une coupure en cet endroit. IIse peut que cette coupure ait été faite autrefois pourune seconde représentation, et qu’on ait cousu cesdeux vers diaboliques pour rattraper la rime.
Quand je les ai vus imprimés, j'ai été fur le point
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