DE M. DE VOLTAIRE. 267
LETTRE CL.
; mas,.s moi-tié mw\ii-síivrii
A M. L’ABBÉ CESAROTTI.
MONSIEUR,
A Ferney, 10 de janvier.
e fus bien agréablement surpris de recevoir, ces
pUM- daigné faire de la mort de César et de la tra-
gédie de Mahomet.
oittetfi'a Les maladies qui me tourmentent, et la perte
iW’aJecii de la vue dont je fuis menacé, ont cédé à rem-aniée fí pressentent de vous lire. J’ai trouvé dans votre style
Gtmk, tant de force et tant de naturel, que j’ai cru n’être
pí-éit que votre faible traducteur , et que je vous ai cru
’niî bots Fauteur de l’original. Mais plus je vous ai lu, plus
>>M íss j’ai senti que, si vous aviez fait ces pièces, vous
làçvots qá les auriez faites bien mieux que moi, et vous au-
riez bien plus mérité d’être traduit. Je vois, en» } uiíifiti- Vous lisant, la supériorité que la langue italienne
sadiecïfS a sur la notre. Elie dit tout ce qu’elle veut, et la
langue française ne dit que ce qu’elle peut. Votrediscours fur la tragédie, Monsieur, est digne devos beaux vers; il est auffi judicieux que votrepoésie est séduisante. 11 me parait que vous décou-vrez d’une main bien habile tous les ressorts dacœur humain, et je ne doute pas que, si vousavez fait des tragédies, elles ne doivent servird’exemples, comme vos raisonnemens fervent de
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