DE M. DE VOLTAIRE. IJ
rentin . II m’a mandé qu’il croyait que je pouvais ———le présenter au roi, et qu’il s’en chargerait. Je î/ôb.vais lui mander que je crois que vous lui avezdonné le vôtre , et j’aurai l'honneur de vous enrenvoyer un autre. M’approuvez-vous? Je prêchegloire et paix dans cet ouvrage.
N. B. II s’est fait une grande révolution dans le*esprits. Voici ce qu’un homme très-sage me mandede To .louse :
Les trois quarts du parlement ont ouvert les yeux ,et gémissent du jugement des Calas. II ri y a plus queUs vieux endurcis qui ne soient pas pour la tolérance .
Il en sera bientôt de même dans le parlementde Paris, je vous en réponds. On ne fera plushomicide pour paraître chrétien aux yeux du peu-ple. J’aurai contribué à cette bonne oeuvre.
N. B. Ce changement dans les mœurs ne ferapas inutile à votre colonie de Verfoy.
Permettez-moi de vous écrire un jour s fond,fur votre colonie. Vous protégez votre vieillemarmotte ; cet établissement touche à mon pauvretrou ; je fuis de la colonie.
L’évêque d’Annecy est un fou ; vous avez biendû le voir. Le voilà disgracié à sa cour pour sessottises. Le fanatisme n’a jamais fait que du mal.
Mon protecteur, vous avez beau jeu. Le ducde Grafton n’est pas une tète à résister à la vôtre.
Me pardonnez-vous de vous écrire une si lon-gue lettre?