DE M. DE VOLTAIRE. 17
Sur ce, je vous donne ma bénédiction, et re-çois la vôtre.
P. S. J’aime mieux mille fois cette Purification (*)que la fête de la purification de la vierge. Lesparfums dont on s’est servi montent furieusementau nez. Le purificateur n’a pas phisiquement sixpieds de haut, mais moralement il en a plus detrente. Tudieu, quel homme ! je voudrais bien qu’ilvînt quelque jour nous parfumer. Si jamais je fuissyndic , je me garderai bien d’avoir affaire à siforte partie.
LETTRE IX.
A M. CHRÍSTIN.
i} de novembre.
Vous ne savez pas, mon cher petit philosophe,combien je vous regrette. Je ne peux plus parlerqu’aux gens qui pensent comme vous ; il n’y aque la communication de la philosophie qui con-sole.
On me mande de Toulouse ce que vous allezlire. «Je connais actuellement affez Toulouse pourj> vous asiurer qu’il n’est peut-être aucune ville du« royaume où il y ait autant de gens éclairés. II» est vrai qu’il s’y trouve plus qu ailleurs des hom-» mes durs et opiniâtres, incapables de fe prêter
( * ) Purification des trois points de droit , par l’avOCatDelolmc , le jeune.
Carrefp. générale. Tome XV,
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