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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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144 RECUEIL DES LETTRES j

Oui, jai déclaré que je déjeunais à la manière9 de mon pays : mais si vous étiez turc, ma-t-on dit, !vous déjeuneriez donc à la façon des Turcs? oui, 'Messieurs. '

De quoi savise mon gendre denvoyerces quatreHomélies; elles ne font faites que pour un cettainordre de gens. II faut, comme disent les Italiens,donner cibo per tutti.

Vous saurez, Madame , quil y a une trentainede cuisiniers répandus dans lEurope, qui, depuisquelques années, font des petits pâtés dont tout lemonde veut manger. On commence à les trouverfort bons, même en Espagne. Le comte àArandaen mange beaucoup avec ses amis. On en fait enAllemagne, en Italie même ; et certainement, avantquil soit peu, il y aura une nouvelle cuisine. j

Je fuis bien fâché de navoir pas la Princesseprìntannière dans ma bibliothèque; mais jai lOi-seau bleu et Robert le diable. Je parie que vous na-vez jamais lu CUlie ni 1Afirée ; on ne les trouve plusà Paris. CUlie est un ouvrage plus curieux quon ine pense; on y trouve les portraits de tous les gens |qui fefaient du bruit dans le monde du temps demademoiselle Scudéry ; tout port-royal y est ; lechâteau de Villars , qui appartient aujourdhui àM. le duc de Praslin.y est décrit avec la plusgrande exactitude.

Mais, à propos de romans, pourquoi, Madame,navez-vous pas appris litalien ? Que vous êtes à vplaindre de ne pouvoir pas lire, dans fa langue,

1ArioJìe , si détestablement traduit ea français!

Votre