DE M. DE VOLTAIRE.’ 157Béni soit cependant le duc de Parme , béni soit .ie comte à’Aranda-, béni soit le comte de Carvalho 1769.qui a sait incarcérer l’évêque de Coimbre, lequelévêque avoit fourré mon nom, assez mal à propos,dans un mandement séditieux , s’en prenant à moide ce que les yeux de l’Europe commençaient às’ouvrir. Son mandement a été brûlé par monsieurle bourreau de Lisbonne ; mais à Paris la grand'*chambre a fait brûler le pcëme de la Loi naturelle,l’ouvrage le plus patriotique et le plus véritablementpieux qu’ait notre poésie française. Cette bêtise bar-bare est digne de ceux qui ont voulu proscrire l’ino-culation. LesVelches seront long-temps velches. Lefond de la nation est fou et absurde; et, sans unevingtaine de grands - hommes, je la regarderaiscomme la dernière des nations.
Je tremble beaucoup pour le mari d’une très-aimable femme que madame du Deffant appelle fagrand'maman , et que madame Denis alla voir enrevenant à Paris. J’ai peur qu’il n’y ait des chan-gemens qui vous seraient désagréables, et dont jeferais extrêmement affligé. Cependant il faut s’at-tendre a tout, et être bien sûr de tout regarder avecdes yeux philosophiques.
J’efpère que mes anges seront toujours aussiheureux qusils méritent de letre.
M. du Tillot n’est-il pas toujours premier ministrede Parmeì mais n’a-t-il pas un autre nom et unautre titre ?