DE M. DE VOLTAIRE.
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LETTRE L X X X.
A M. LE COMTE D’ARGENTA L.
8 de mai.
On renvoie aux divins anges, les Deux frères ,avec les quatre-vingts vers nouveaux qu’on avaitpromis. On y ajoute la préface honnête qui doitfaire palier l’ouvrage, ft on a encore le sens com-mun à Paris. 11 me paraît juste que Marin et leKtùn partagent le profit de sédition.
Mes chers anges font tout ébouriffés d'un déjeunépar-devant notaire ; mais s’ils savaient que tout celas’est fait par le conseil d’un avocat qui connaît laprovince; s’ils savaient à quel fanatique fripon j’aiaffaire , et dans quel extrême embarras je me fuistrouvé, ils avoueraient que j’ai très- bien fait On nepeut donner une plus grande marque de mépris pources facéties que de les jouer foi-même C-ux quiqui s’en abstiennent paraissent les craindre ; c’est lecas de qui vous savez. On dit que laquelle voussavez affiche aussi la dévotion : mais vraiment c’esttrès-bien fait; car je fuis irès dévot aussi, et si dévotque j’ai reçu des lettres datées du conclave.
Je ne manquerai pas , mon cher ange , de prendrele parti que vous me proposez , si on me rembourse.J aime à être à l’ombre de vos ailes dans le temporelcomme dans le spirituel.
N’avez vous pas perdu un peu à Cadix avec les
Corresp, genérale. Tome XV. O
1769