DE M. DE VOLTAIRE, 195
pas aux sottises que vous me faites dire dans cette --
profession de foi faite en style de savoyard. Votre ‘7^9*acte est un crime de faux, et j’en ai la preuve ;l’objet en est respectable, mais le faux est toujourspunissable. Qui est coupable d’une fraude pieusepourrait l’êtte également d’une fraude à faire pen-dre son homme.
Mais je me garderai bien de relever cette turpi-tude ; le temps n'est pas propre ; il suffit, pourle présent, que mes amis en soient instruits ; untemps viendra oh cette imposture sacerdotale seramise dans tout son jour.
Je vous épargne, mon cher ange, des détails quidemanderaient un petit volume, et qui vous feraientconnaître l’esprit de la prêtrailie , si vous ne le con-naissiez pas déjà parfaitement. Je fuis dans une posi-tion aussi embarrassante que celle de Re^onico etGanganellì. Tout ce que je puis vous dire , c’estque j’ai de bonnes protections à Rome. Tout celam’amuse beaucoup , et je suis de ce côté dans lasécurité la plus grande.
Je me tirerai de même de l’Histoire du parlementà laquelle je n’ai ni ne puis avoir la moindre part.
C’est un ouvr g; écrit, il est vrai, d'un style rapideet vigoureux en quelques endroits ; mais il y avingt personnes qui affectent ce style ; et les pré-tendus connaisseurs en écrits , en écriture et enpeinture, se trompent, comme vous savez, touslès jours dans leurs jugemens. Je crois vous avoirmandé que j’ai écrit fur cet objet une lettre à M.Marin, pour être mise dans le Mercure.
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