DE M. DE VOLTAIRE. Î13pourrait déterminer un certain voyage ; d’ailkurs —il serait bien désagréable pour h Borde d'avoir ^7^9'sollicité une grâce dont il peut très-bien se passer,et de n’avoir pu 1 obtenir. En vérité, ce serait àlui qu’on devrait demander sa musique comme unegrâce. II est ridicule de présenter une vieille musi-que purement française à une princesse qui estentièrement pour le goût italien. Vous devriez bienmettre madame la duchesse de Vdleroi dans notreparti.
Au reste, si L Borde /adresse à la personne quiest si bien avec notre premier gentilhomme de lachambre, je ne crois pas que cela doive faire lamoindre peine à /adverse partie qui ne se mêlepoint du tout des opéra.
Je ne fais si la Borde est assez heureux pour êtreconnu de vous; c’est un bon garçon, complaisantet aimable, et dont le caractère mérite qu’on s’in-tétesse à lui, chaulant plus qu’il aime les arts poureux-mêmes, et fans aucune vue qui puisse avilir ungoût si respectable. En un mot, mon cher ange,faites ce que vous pourrez, et que /espérance mereste encore au fond de la boîte.
J’espère sur-tout qtie madame d 'Argentai se portemieux par le beau temps que nous avons.
Je vous répète encore que, quoique je fois très-sûr qu’on m’a pris beaucoup de papiers, je ne veuxjamais connaître /auteur de cette indiscrétion ; et sion accusait dans le public celui que l’on soupçonne,e prendrais hautement son parti, comme j’ai déjàfait en pareille occasion.
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