DE M. DE VOLTAIRE. 21 f)
affreuse du chevalier de la Barre qui bavait à se_
reprocher que les folies d’un page, et qui est mort 1769.comme Socrate. Cette affaire est un tisïia d’abcmi-nations, qui inspire trop de mépris pour la naturehumaine.
. Vous plaidez en vérité pour le Lien de madamevotre femme comme Cicércn pro dama sua. Je nevois pas qu’on puiffe vous refuser justice. Vous aurezune fortune digne de vous, et vous ferez des Tuf-eulanes après vos Oraisons.
• Je croyais que madame de Beaumont était entiè-rement guérie. Ne doutez pas , mon cher Monsieur,du vif intérêt que je prends à elle. Je sens combienfa société doit vous consoler des outrages qu’on faittous les jours à la raison. Que ne pouvez-vousplaider contre le monstre du fanatisme ! Mais devantqui plaideriez-vous ? ce serait parler contre Cerbèresu tribunal des furies. Je m’arrête pòúr écarter cesaffreux objets, pour me livrer tout entier au douxsentiment de Testitne et de l'ainitié la plus vraie.
LETTRE C X I I I.
A M, LE DUC DE CHOÍSEUL,
Requête de 1 '/termite de ^B.erney , présentée parM. Cojle , médecin, < ,
Auguste.
R.11N n’est plus à fa place que la supplication d’unvieux malade pour un jeune médecin, tien n’est