2Z0 RECUEIL DES LETTRESplus juste qu’une augmentation de petits appointe-rons, quand le travail augmente. Monseigneur faitparfaitement que nous n’avions autrefois que desécrouelles dans les déserts de Gex, et que, depuis'quil y a des troupes , nous avons quelque chosede plus fort. Le vieil hermite qui, à la vérité , n'areçu aucun de ces deux bienfaits de la Providence,mais qui s’intéresie sincèrement à tous ceux qui enfont honorés, prend la liberté de représenter dou-loureusement et respectueusement que le sieur Cojlenotre médecin très-aimable , qui compte nous em-pêcher de mourir, n’a pas de quoi vivre, et qu’il esten ce point tout le contraire des grands médecinsde Paris. 11 supplie monseigneur de vouloir bienavoir pitié d’un petit pays dont il fait Tuniqueespérance. ^ * )
LETTRE C X V.
A M. LE MARÉCHAL DUC- DE RICHELIEU.
A Ferney, ;c> d-auguste.
Je sais qu’il est beaud’être modeste, mais il ne fautpas être indifférent fur sa gloire. Je me flatte, Mon-seigneur , que du moins cette petite édition , que j’aieu l’honneur de vous envoyer , ne vous aura pasdéplu. Elle devrait vous rebuter , s’il y avait de laflatterie; mais il n’y a que de la vérité. Je ne vois
■{*) M.-Caste a obtenu 1200 liv. de pension et 600 liv.-pour les irais de ton voyage.