-z L RECUEIL DES LETTRES
_ Le jeune auteur des Guèbres m’est vertu trouver ;
1769-il a beaucoup ajouté à son ouvrage , et j’ai été affzcontent de ce qu’il a fait de nouveau : mais tousses foins et toute fa sagesse ne désarmeront proba-blement pas les prêtres de Pluton. On était p:es dejouer cette pièce à Lyon ; la feule crainte de l’ar-chevêque, qui n’est pourtant qu’un prêtre de Vénus,a rendu les empreffemens des comédiens inutiles.
L’intendant veut la faire jouer à fa campagne ;je ne fais pas encore ce qui en arrivera. II se trouve,par une fatalité singulière, que ce n’est pas la prê-traille que nous avons à combattre dans cette occa-sion , mais les ennemis de cette prêtrail'e qui crai-gnent de trop offenser leurs ennemis.
J’ai écrit à M, le maréchal de Richelieu pour leprier de faire mettre les Scythes fur la liste de Fon-tainebleau. Les Scythes ne valent pas les Guèbres,i’s’en faut beaucoup ; mais, tels qu’ils font, ilspourront être utiles à le Kain, et lui fournir troisou quatre représentations à Paris.
Je me flatte que la rage de m’attribuer ce queje n’ai pas fait est un peu diminuée.
Je ne me mêle point de l’affaire de Martin : ellen’est que trop vraie, quoi qu’en dise mon gros petitneveu qui a compulsé les registres de la tournellede cette année, au lieu de ceux de 1767; mais j’aibien affez des Sirven fans me mêler des Martin. Jene peux pas être le don Quichotte, de tous les rouéset de tous les pendus. Je ne vois de tous côtés queles injustices les plus barbares. La/li et son bâillon,Sirven 3 Calas, Martin, le chevalier de la Barre , fe
présentent