DE M. DE VOLTAIRES ÎJ3présentent quelquefois à mol dans mes rêves. Oncroît que notre siècle n’esl que ridicule, ilesthor- 1rible. La nation passe un peu pour être une jolietroupe de singes; mais, parmi ces singes, il y a destigres, et il y en a toujours eu. J’ai toujours la fièvrele î4 du mois d’auguste, que les barbares Velchesnomment août ; vous savez que c’est le jour de laSaint-Barthelemi : mais je tombe en défaillance le14 de mal où l’efprit de la ligue catholique, qu!dominait encore dans la moitié de la France, asiat-sina Henri IV par les mains d'un révérend pèrefeuillant. Cependant les Français dansent comme side rien n’écait.
Vous me demandez ce que c’est que Paventursdu pape et de la perruque. C’est que mon ex-jésuiteAdam voulait me dire la messe en perruque, pourne pas s’enrhmner ; et que j’ai demandé cette per-mission au pape qui me l’a accordée, Mais l'évêque,qui est une tête à perruque, est venu à ia traverse jet il ne tient qu’à moi de lui faire un procès e»cour de Rome , ce qu’affurément je ns ferai pas.
Le parlement de Toulouse semble faire amendehonorable aux manès de Calas , en favorisant Fin—nocence de Sirven. 11 a déjà rendu un arrêt parlequel il déclare le juge subalterne , qui a jugé toutela famille à être pendue , incapable de revoir cetteaffaire , et la remet à d autres juges : c’est beau-coup. Je regarde le procès des Sirven commegagné ; j’avais besoin de cette consolation.
Mes tendres respects à mes deux anges. V.
V.
Correfp. générale. Tome XV.