DE M. DE VOLTAIRE. 455
connais d’elle des lettres qui me font croire qtt’diea l'esprit beaucoup plus délicat que ses pieds nefont gros.
Je lui passe de.ne pas aimer Cateau) c’est entreelles deux qui fera la plus grande : mais je ne luipasse pas de croire qu’une rapfodie Contre laquellevous m’avez vu si en colère , puisse être de moi.
La compagnie des Indes , dont vous me parlez,paye actuellement le sang de Lalli ; mais qui payerale sang du chevalier de la Barre ?
Ne soyez point étonné, Monsieur, que j’aye étémalade au moins d ’Augiijle que les Velches appel-lent août. J’ai toujours la fièvre vers le 24 de cemois, comme vers le 14 de mai. Vous devinezbien pourquoi, vous dont les ancêtres étaient arra-chés à Henri IV. Votre visite et votre souvenirsont un baume sur toutes mes blessures. Conservez*moi des bontés dont le prix m’est si cher.
LETTRE C X V I I I.
A M. L A B B È A U D R A , à Toulouse.
A Ferney, 4 de septembre.
Je ne conçois pas, Monsieur, pourquoi cet infor-tuné Sìrven fe hâte si fort de se remettre en prison àMazamet, puisque vous ferez à la campagne jusqu’àla St. Martin. II saut qu’il s’abandonne entièrementà vos conseils. Je crains pour fa tête dans une prisonoù il fera probablement long-temps. I! m’a envoyé
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