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DE M. DE VOLTAIRE. 243
faut détester les hypocrites et les persécuteurs; il __
faut les rendre adieu c et en purger la terre. Vous 1769ne détestez pas assez ces monstre.-ià. Je vois quevous ne haïssez que ceux qui vous ennuient. Maispourquoi ne pas haïr aussi ceux qui ont voulu voustromper et vous gouverner? ne sont-ils pas bail-leurs cent fois plus ennuyeux que tous les discoursacadémiques ? et n’est-ce pas là un crime dontvous devez les punir ? maïs en même temps n’ou-bliez pas d’aimer un peu le vieux solitaire qui vousfera tendrement attaché tant qu’il vivra.
Vous savez que votre grand'maman m’a envoyéun soulier d’un pied de roi de longueur. Je lui aienvoyé une paire de bas de foie qui entrerait à peinedans le pied d’une dame chinoise. Cette paire debas, c’est moi qui J’ai faite; fy ai travaillé avecun fils de Calas, J’ai trouvé le secret d’avoir desversa foie dans nn pays tout couvert de neiges,sept mois de Tannée ; et ma foie, dans mon cli-mat barbare, est meilleure que celle d’Italie. J’aivoulu que le mari de votre grand’maman , quifonde actuellement une colonie dans notre voisina-ge , vît par l’es yeux que l’on peut avoir des ma-nufactures dans notre climat horrible.
Je fuis bien las d’êire aveugle tous les hivers,mais je ne dois pas me plaindre devant vous. Jeserais comme ce lot prêtre qui osait crier , parcsque les Espagnols le sefaient brûler en présencede son empereur qu’on brûlait aussi. Vous me di-riez comme l’empereur : Et moi, suis-je fur un litde roses ?
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