de Louis XIV. ;
Les Arts, toujours transplantés de Gréceen Italie , se trouvoient dans un terrain favo-rable , où ils fructifioient tout-à-coup. LaFrance, l’Angleterre, l'Allemagne, TEÍpagne,voulurent à leur tour avoir de ces fruits îmais, ou ils ne vinrent point dans ces climats,ou bien ils dégénérèrent trop vite.
François Premier encouragea des Sçavans,mais qui ne furent que sçavans ; il eut des Ar-chitectes , mais il n’eut ni des Michel Ange,ni des Palladio ; il voulut en vain établir desEcoles de Peinture ; les Peintres Italiens qu’ilappella, ne firent point d’Eleves Français :Quelques Epigrammes & quelques conteslibres composoient toute notre Poésie ; Ra-belais étoit notre seul livre de prose à la mo-de du temps de Henry II.
En un mot, les Italiens seuls avoient tout,fí vous en exceptez la Musique, qui n étoit en-core qu’informe, & la Philosophie expérimen-tale, qui étoit inconnue par tout également,i Enfin, le quatrième Siécle est celui qu’onnomme le Siécle de Louis XIV. & c'est,peut-être, celui des quatre qui approche leplus de la perfection. Enrichi des découver-tes des trois autres, il a plus fait en certaingenre, que les trois ensemble. Tous les Arts,à la vérité , n’ont point été poussés plus loinque fous les Médicis , fous les Augustes & lesAlexandres ; mais la raison humaine en géné-ral s’est perfectionnée. La faine Philosophie n’a