De la 'Liberté. 49
Êe destin nous entraîne à nos affreux pattchans,
Ét ce cahos du monde est fait pour les méchans.L’oppreífeur insolent, f usurpateur avare;Cartouche, Mirivls, mi tel autre barbarePlus coupable enfin queux, le calomniateurDira: Jë n’ai rien fait, Dieu seul en est sauteur }
Ce n’est pas moi, c’est lui qui manqué à ma parole ìQui frappe par mes mains, pillé, brûle, viole.C’est ainsi que le Dieu de justice & de paix,Seroit fauteur du trouble, Le le Dieu des forfaits:Les tristes partisans de ce Dogme effroïable,Dirôient-ils rien de plus, s’ils adoroient le Diable?
J’e t o i s, à ce discours, tel qu’un homme enyvréjQui s’éveille en sursaut, d’un grand jour éclairé ,
Et dont la clignotante & débile paupièreLui laisse encor à peine entrevoir la lumière:j’osai répondre enfin, d’une timide voix :
Interprète sacré des étemelles Lòix,
Pourquoi, si l’homme est libre > a-t-il tant de fai*blesse?
Que lui sert le flambeau de sa vaine Sagesse ?
Il le suit, il s’égare ; & toujours combattu,
Il embrasse le crime en aimant la Vertu.
Pourqubl ce Roi dú monde, & si libre & si làge,Lubit-il si souvent un si dur esclavage ?
L’E s p r r t consolateur, à ces mots, répondit ;Quelle douleur injuste accable ton esprit !
La Liberté, dis-tu, t’est quelquefois ravie:
Pieu te la devoit-il immuable, infinie,
P Egale