De PEnvìei ‘y 7
Quelle étoit votre erreur ? O vous, Peintres vulrgaires !
Vous, rivaux clandestins , doiit les mains téméraires,Dans ce Cloître où Bruno semble encore respirer,Par une lâche Envie ont pû défigurer, *
Du Zeuxis des Français les scavantes peintures ?E’honneur de son pinceau s’accrut par vos injures;Ces lambeaux déchirés en font plus ' précieux ;
Ces traits en font plus beaux, & vous plus odieux.
Détestons à jamais un si dangereux vice.
Ah ! qu’il nous faut chérir ce trait plein de justice !D’un critique modeste , & d’un vrai bel esprit,Qui, lorsque Richelieu follement entrepritDe rabaisser du Cid la naissante merveille ,
Tandis que Chapelain oioit juger Corneille ;Chargé de condamner cet ouvrage imparfait,
Dit, pour tout jugement: je voudrois savoir fait:Ç’est ainsi qu un grand cœur sait penser d’un grandhomme.
A la voix de Colbert, Bernini vint de Rome,De Perrault dans le Louvre il admira la main.
Ah ! dit-il : si Paris renferme daps son seinDes travaux si parfaits, un si rare génie,
Falloit-il m’appeller du fond de l’Italie ?
Voilà le vrai mérite. Il parle avec candeur ;l’Envie est à ses pieds, la Paix est dans son cœur.Qu’il est grand ! qu’il est doux de se dire à soi-même ;]e n’ai point d’ennemis, j’ai des rivaux que j aime :
I-
* Quelques Peintres, jaloux du Sueur , gâtèrent ses tableau*qui fout aux Chartreux.