5 6 Troisième Discours ,
Et le nom de Jurieu, son rival fanatique ,
N est aujourd’hui connu que par l’horreur publique^Souvent dans ses chagrins un misérable Auteur,Descend au rôle affreux de calomniateur.
Au lever de Sejan, chez Nestor, chez Narcisse,
II distille à longs traits son absurde malice.
Pour lui tout est scapdale, & tput impiété.
Assurer que ce globe' en sa course emporté,
S’éleve à Féquateur, en tournant fur lui-même,C’est un rafinement d’erreur 8c de blasphème.Malbrsmche est Spinosiste, 8c Loke , en ses écrits,
Du poison d’Epicure infecte les esprits.
Pope est un scélérat, de qui la plume impiemiJi. vanter âe Dieu la clémence infinie,ji > 1 < Q. u * prétend follement, O le mauvais Chrétien î
■'•Que Dieu nous aime tous, 8c qu’ici tout est bien,
yíil -
Cent fois plus malheureux, & plus infime encore,Est ce fripier d'écrits, que l’intérêt dévore,
Qui vend au plus offrant son encre & ses fureurs,Méprisable en son goût, détestable en ses mœurs:Médisant qui se plaint des brocards qu’il essuie;Satirique enniueux, disant que tout l’ennuie ;
Criant que le bon goût s’est perdu dans Paris,
Et le prouvant très bien, du moins par ses écrits.On put à Dejpréaux pardonner la satire ;
Il joignit sart de plaire au malheur de médire.
Le miel que cette Abeille avoit tiré des fleurs,Pouvoit de fa piquure adoucir les douleurs:
Mais, pour un lourd Frelon, méchamment ímbécille,Qui vit du mal qu’il fait, & nuit fans être utile,C n écrase à plaisir cet Insecte orgueilleux,
Qui fatigue l’oreiile, 8c qui choque iles yeux.
Quelle