ï?4 Quatrième Discours , De la modération &cíMais bien-tôt de vos sens vous voyez l’imposture,Ce feu follet s’éteint, privé de nourriture,
Votre bonheur usé n’est qu’un dégoût affreux,
Et vous avez besoin de vous quitter tous deux.
Ah! pour Vous voir toujoUrs fans jamais vous dé-plaire ,
U faut un cœur plus noble , une ame moins vul-gaire,
Un esprit vrai, sensé, fécond, ingénieux,
Sans humeur, fans caprice, & fur tout vertueux ;.Pour les cœurs corrompus l'Amitié n’est point faite.
O divine Amitié ! Félicité parfaite !
Seul mouvement de l’ame où l’excès soit permis,Corrige les défauts qu’èh moi le Cièl a mis ;Compagne de mes pas dans toutes més demeures,Dans toutes les saisons & dans toutes les heures , 1Sans toi tout homme est seul; il peut par ton appui ,Multiplier son être & vivre dans autrui.
Idole d’un cœur juste, & passion du sage,
Amitié, que ton nom couronne cet Ouvrage.
Qu’il préside à mes Vers comme il régne en mo»cœur,
Tu m’appris à connaîtra, à chanter le Bonheur.
CINQUIEME