SIXIEME DISCOURS,
DE LA NATURE DE L’HOMME.
L A voix de la vertu préside à tes concerts,
Elle m’apelle à toi par le charme des Vers.
Ta grande étude est 1 homme, & de ce Labyrinthe,Le fil de la raison te fait chercher l’enceinte.
Montre l’homme à mes yeux : honteux de m’ignorer,Dans mon être, dans moi, je cherche à pénétrer.Defyréaux & Pascal en ont frit la Satyre,
Pope & le grand Leiíníts moins enclins à médire,Semblent dans leurs écrits prendre un sage milieu ,Ils descendent à l’homme, ils s’èlevent à Dieu.
Mais quelle épaisse nuit voile encore la nature ?Sois l’Oedipe nouveau de cette enigme obscure.Chacun a dit son mot, on a long-tems rêvé,
Le vrai sens de l’énigme est-il enfin trouvé?
Je sçais bien qu' à souper chez Lais ou Catulle,Cet examen profond passe pour ridicule.
Là pour tout argument quelques couplets malinsExercent plaisamment nos cerveaux libertins.
Autre tems, autre étude, & la raison severeTrouve accès à son tour,& peut ne point déplaire,’Dans le fond de son cœur, on se plaît à rentrer,Nos yeux cherchent le jour, lent à nous éclairer.Le grand monde est léger, inappliqué, volage,
£a voix trouble & séduit ; est-on seul, on est sage,
b;* jè