Buch 
Recueil De Pieces Fugitives En Prose Et En Vers / Par Mr. De Voltaire
Seite
118
JPEG-Download
 

II? D offense du Mondain.

Qui connut tout, du cèdre jusqu à lherbe ;Vit-on jamais un Luxe plus superbe ?

U faisoit naître au gré de ses désirs,

Largent & l'or, mais surtout les plaisirs.

Mille beautés servoient à son usage,

Mille ? on le dir, cest beaucoup pour un Sage;Quon men donne une, & c ? est'assez pour moi.Qui nai lhonneur dêtre Sage ni Roi.

Parlant ainsi, je vis que les convives,Aimoient assez mes Peintures naïves :

Mon doux Béat très-peu me répondoit,

Rioit beaucoup, & beaucoup plus bûvoit.

Et* tout chacun présent à cette Fête ,kit son profit de mon discours honnête.

,*22

EPITRÊ