jtaa ppître far la Calomnie,
Plus que le reste alimens de l’Envie,
Sont exposés à fa dent de harpie ;
Les Beaux-Esprits, les Belles, & les Grands,
Sont de ses traits les objets différents.
Quiconque etì France, avec éclat attireL’œil du Public, est sûr de la Satire.
Un bon couplet, chez ce Peuple falot,
Pe tout mérite est l'infaillible lot.
L a jeune Lglé de pompons couronnée.
Devant un Prêtre à minuit amenée,
Va dire un ouï , d’un air tout ingénu,
A son mari quelle n’a jamais vu ;
Le lendemain, en triomphe on la mencAu Cours, au Bal, chez Bourbon, chez la Reine ,Le lendemain , fans trop savoir comment ,
Dans tout Paris, on lui donne un Amant.
Roy la chansonne, & son nom, par la Ville,
Court ajusté sur l’air d’un Vaudeville :
Aigle s’en meurt : ses cris font superflus ;Consolez-vous, Aigle, d’un tel outrage >
Vous pleurerez, hélas ! bien davantage,
Lorsque de vous on ne parlera plus-Et nommez-moi la Beauté, je vous prie,
De qui l’honneur fût toujours à couvert.
Lisez-moi Bayle, à l’Article Schornberg,
Vous y verrez à quel point la Satire,
Sçut en tout tems gâter tous les esprits ;
La Terre entière est, dit-on, son Empire^
Mais croyez-moi, son Trône est à Paris,
Là