R 24 Epître far la Calomnie »
Ce vil Rusas, que jadis votre pere,
A par pitié tiré de la misere,
Et qui, bien-tot, Serpent envenimé,
Piqua Je sein qui l’avoit ranimé :
Lui, qui mêlant la rage à l’imprudence.Devant Themis, accusa l’Innocence.
L’affreux Iiufus ! loin de cacher en paix,
Des jours tissus de honte & de forfaits,Vient rallumer, aux marais de Bruxelles,D’un-feu mourant les pâles étincelles:
Et contre moi croit rejetter l’afrontDe l’infamie , écrite fur son front.
Et que feront tous les traits satiriques ,
Que d’un bras faible , il décoche aujourd’hui »Et ces ramas de larcins Marotiques,
Moitié Français & moitié Germaniques,
Pétris d’erreurs , & de haine, & d’ennui?Quel est le but, l’effet, la récompenseDe ces recueils d’impure médisance ?
Le Malheureux, délaissé des Humains,
Meurt des poisons qu’ont préparé ses mains.Ne craignons rien de qui cherche à médire.En vain RoUeau , dans ses sévérités,
A de Qhììiívm dénigré les beautés.
L’heureux &a'naut , vainqueur de la Satire,Rit de fa haine & marche à ses côtés.Moi-même, enfin , qu’une cabale iniqueVoulut noircir de son souffle caustique,
Je sais jouir, en dépit des Cagots ,
De quelque gloire, & même du repos.