Epître fur la Calomnie. I rz
Et nul Français n’est assez généreux,
Pour s élever, pour déposer contre eux.
Qu e le Mensonge un instant vous outrage,
Tout est en feu soudain pour l’appuyer :
La Vérité perce enfin le nuage,
Tout est de glace à vous justifier.
Mais voulez-vous , après ce grand Exemple,Baisser les yeux sur de moindres Objets?
Des Souverains descendons aux Sujets:
Des Beaux-Eíprits, ouvrons ici le Temple»Temple, autrefois l’objet de mes souhaits,
Que de si loin, Monsieur gardas contemple,
Et que Damis ne visita jamais.
Entrons: d’abord on voit la Jalousie,
Du Dieu des Ve s la fille & f ennemie.
Qui fous les traits de l’F.mulation,
Soufle l’orgueil, & porte fa furieChez tous ces fous Courtisans d’Apollon.
Voiez leur troupe inquiète, affamée ,
Se déchirant, pour un peu de fumée ,
Et l’un fur 1 autre épanchant plus de fiel*
Que l’implacable & mordant Janséniste >
N’en a lancé sur le fin Moliniste,
Ou que Doucin, cet adroit Casuiste,
N'en a versé dessus Fafqmer Quefnel.
Ce vieux Rimeur couvert d’ignominies,
Organe impur de tant de calomnies,
Cet ennemi du Public outragé,
Puni fans cesse, 8r jamais corrigé:
Ce