r 44 ha Mort de M^ e . "Le Couvreur,
Honoré par nos chants, consacré par tes Mafles,
Est pour nous un Temple nouveau,
Voilà mon S. Denis ; oui, c est là que j’adoraTon esprit, tes talens, tes grâces, tes appas;
Je les aimai vivans, je les encense encore,
Malgré les horreurs d u trépas,
Malgré Terreur & les ingratsQue seuls de ce tombeau l’opprobre déshonoré.
Ah ! verrai-je toujours ma faible Nation,
Incertaine en ses vœux flétrir ce quelle admire ?Nos mœurs avec nos loix toujours se contredire,Et le Français volage endormi fous T empireDe la Superstition?
Quoi ! N’est-ce donc qu’en AngleterreQue les Mortels osent penser ?
O rivale d’Athene, ô Londre ! heureuse terre,Ainsi que des Tyrans vous avez su chasserLes préjugés honteux qui vous livroient la guerre.C’est-là qu on fait tout dire, & tout récompenser yNul Art n’est méprisé, tout succès a fa gloire ;
Le Vainqueur de Tallard , le fils de la Victoire,
Le sublime Dryden , & le sage AddijfonÉt la charmante Ophlls , & Timmortel Neuton , -Ont part au Temple de mémoire.
Et Le Couvreur à Londre auroit eu des tombeauxParmi les Beaux Esprits, les Rois 8c les Héros.Quiconque a des talens, à Londre est un grand hommè,L’Abondance Sc la Liberté,
Ont, après deux mil ans chez vous ressuscitéL’esprit de la Gréce & de Rome.
Du Laurier d’Apollon , dans nos stériles champs,
La feuille négligée est déformais flétrie.
Dieux ! Pourquoi mon Pais n’est-il plus la PatrieEt de la Gloire & des Talens?