JLettre à M. le Duc de Sully'.
Peut-être les larmes aux yeux,
]e vous apprendrai pour nouvellesLe trépas de ce vieux goûteux ,Qu’anima l’efprit de Chapelle.L’éternel Abbé de ChmtlìeuParaîtra bien-tot devant Dieu;
Et si d une Muse féconde,
Les Vers aimables & polis,Sauvent une ame en l' autre mondeII ira droit en Paradis.
L’autre jour à son agonie,
Son Curé vint de grand matin,’Lui donner en cérémonie,
Avec son Huile & son Latin,
Un passe-port pour s autre Vie: 1II vit tous ses péchés lavés,
D'un petit mot de pénitence»
Et reçut ce que vous savez,
Avec beaucoup de bienséance ;
Il fit même un très-beau sermon,Qui satisfit tout s Auditoire :
Tout haut il demanda pardonD’avoir eu trop de vaine gloire :C’étoit-là, dit-il, le pêchéDont il fut le plus entiché;
Car on íait qu’il étoit Poète,
Et que fur ce point tout Auteur >Ainsi que tout Prédicateur,
N’a jamais eu l’ame bien nette.
Il fera pourtant regretté,
Comme s’il eût été modeste;
Sa perte au Parnasse est funeste.Presque seul il étoit resté ,
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