15 r JLettre à M. le "Duc de Sully '.
D’un siécle plein de politesse.
On dit qu’aujourd'hui la jeunesse,A fait à la délicatesse,
Succéder la grossièreté,
La débauche à la volupté,
Et la vaine & lâche paresse,
A cette sage oisiveté
Que l’Etude occupoit sans cesse.
Pour notre petit Génonville,
Si digne du Siécle passé.
Et des faiseurs de Vaudeville,
II me paraît très-empressé ,D’abandonner pour vous la Ville;Le sistême n’a point gâtéSon esprit aimable & facile ,
Il a toujours le même style,
Et toujours la même gaîté.
Je sai que par déloïauté,
Le fripon n’a guère à tâterDe la Maîtresse tant jolieDont j’étois fi fort entêté.
Il rit de certe perfidie,
Et j’aurois pu m'en courroucer jMais je fai qu’il faut fe passer,
Des Bagatelles dans la vie.
A MON-