A M. le Prince de Vendôme: r; %
ÎSfous vous eussions parlé de ces bienheureux jours ,jours consacrés à la tendresse.
Nous vous eussions avec adresse,
Fait la Peinture des amours,
Et des Amours de toute espece ;
Vous en eussiez vû de Paphos,
Vous en eussiez víì de Florence ,
Mais avec tant de bienséance ,
Que le plus âpre des Dévots,
N’en eût pas fait la diférence.
Bacchus y paraítroit de Tocane échauffé,
D’un bonnet de Pampre coëffé ,
Célébrant avec vous fa plus joyeuse Orgie ;LTmagination seroit à son côté ,
De ses brillantes fleurs ornant la VoluptéEntre les bras de la Folie.
Petits soupers, jolis festins,
Ce fut parmi vous que naquirent,
Mille Vaudevilles malins,
Que les Amours à rire enclins,
Dans leurs sotisiers receuillirent,
Et que j’ai vus entre leurs mains.
Ah ! que j’aime ces Vers badins,
Ces riens naïfs & pleins de grâce,
Tels que l’ingénieux HoraceEn eut fait l’ame d’un repas,
Lors qu’à table il tenoit fa place ,
Avec Auguste & Mécênas.
Voilà un faible crayon du Portrait queíìous voulions faire. Mais
II