r 5 4 A M. le Prince de Vendôme.
Notre premier dessein étoit d’envoyer àVotre Altesse un Ouvrage dans les formes,moitié Vers, moitié Proie, comme en usoientles Chapelles, les des Barreaux , les Hamiltons,contemporains de T Abbé , & nos Maîtres rl’aurois presque ajouté Voiture, íî je ne crai-gnois de fâcher mon confrère, qui prétendn’être pas assez vieux pour savoir vîì.
Comme il y a des choses assez hardies àdire, parle temps qui court, le plus sage denous deux , qui n’est pas moi, ne vouloir enparler qu’à condition qu’on n’en sauroit rien.
Il alla donc vers le Dieu du mistere,
Dieu des Normands, par moi très-peu fêté »Qui parle bas quand il ne peut se taire,
Baisse les yeux, & marche de côté.
II favorise, & certes c’est dommage,
Force fripons, mais il conduit le SageiII est au Bal, à l’Eglise, à la Cour ;
Au temps jadis il a guidé l’Amour.
Malheureusement ée Dieu n’étoit pas âSully ; il étoit en tiers, dit-on, entre l’Ar-
chevéque de.& Madame de , fans
cela nous eussions achevé notre ouvrage fousses yeux.
Nous eussions peint les Jeux voltigeans fur vos traces.Et cet esprit charmant, au sein d’un doux loisir,Agréable dans le-plaisir,
Héroïque dans les disgrâces.
Nous